L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a remis, jeudi, deux ambulances de type C au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, en appui aux services d’aide médicale urgente (SAMU) du Sénégal. La cérémonie s’est tenue au Centre des opérations d’urgence sanitaire (COUS), à Dakar, en présence du ministre de la Santé, Dr Ibrahima Sy, et du directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, Dr Mohamed Yakub Janabi.
D’un coût d’environ 155 000 dollars (912 175 000 FCFA), ces véhicules sont équipés pour la réanimation et les soins intensifs. Ils permettront aux équipes médicales d’intervenir dès les lieux d’un incident et d’assurer la continuité des soins pendant le transport des patients en état critique vers l’hôpital. Selon Dr Janabi, « les soins apportés lors des premières minutes, et tout au long du trajet, peuvent déterminer les chances de survie d’une personne et la qualité de sa guérison ».
Fournies en réponse à une demande du ministère pour les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, ces ambulances ont été mises à disposition en amont de l’événement pour les activités préparatoires et les exercices de simulation. Intégrées à la flotte nationale du SAMU, elles continueront à servir après les Jeux, notamment lors des grands rassemblements religieux et des situations d’urgence à victimes multiples.
Le directeur régional a salué le partenariat avec le Sénégal, soulignant que le renforcement du transport médicalisé contribue à la couverture sanitaire universelle. Toutefois, il a insisté sur la nécessité d’assurer l’entretien des véhicules, la disponibilité du matériel et la formation continue des équipes.
Pour Dr Ibrahima Sy, cet appui illustre la qualité de la coopération sanitaire avec l’OMS et les partenaires techniques et financiers. « Si aujourd’hui nous sommes arrivés à faire des progrès, c’est aussi en partie grâce à l’appui » de ces partenaires, a-t-il déclaré.
Concernant les JOJ, le ministre a assuré que « le Sénégal est prêt à garantir la sécurité sanitaire des premiers Jeux olympiques organisés en Afrique ». Il a rappelé que le dispositif repose notamment sur un plan national de préparation et de riposte, des postes médicaux avancés à Dakar, Diamniadio et Saly, ainsi qu’une surveillance épidémiologique renforcée, dans un contexte marqué par les risques liés à Ebola et à la diphtérie.
Dr Ibrahima Sy a conclu que cette préparation constitue « un acquis durable pour la sécurité sanitaire » du pays.
