L’Alliance des syndicats autonomes de la santé (ASAS) And Gueusseum décrète une grève totale de 48 heures, jeudi 29 et vendredi 30 octobre 2026, dans le cadre de son 18e plan d’actions. La plateforme syndicale entend maintenir la pression sur le gouvernement pour obtenir la matérialisation des accords non encore exécutés, sur fond de tensions persistantes dans le secteur de la santé et de l’action sociale.
Le mouvement s’annonce tendu, au regard du niveau de suivi revendiqué lors des précédentes journées de mobilisation. Dans son communiqué, le Directoire national d’And Gueusseum indique que l’évaluation du 17e plan d’actions fait état de taux de participation compris entre 90 et 98 % sur l’ensemble du territoire national. Les travailleurs ont notamment poursuivi les grèves, la rétention des informations sanitaires et sociales ainsi que le boycott de certaines activités.
Pour justifier cette nouvelle offensive, son président, le Dr Hc. Mballo Dia Thiam, dénonce la persistance du « dilatoire gouvernemental » et interpelle directement le président Bassirou Diomaye Faye. Il relève que son régime en est déjà à un 18e plan d’actions, contre 17 sous Macky Sall, avant la signature d’accords qualifiés d’historiques en faveur des travailleurs de la santé et de l’action sociale.
M. Thiam et ses camarades d’And Gueusseum rejettent également l’argument des contraintes financières régulièrement avancé par les autorités, estimant que les droits acquis des travailleurs doivent être pris en compte dans les engagements de l’État. Ils appellent le chef de l’État en personne à s’impliquer pour prévenir les conséquences sociales, économiques et surtout sanitaires de cette crise.
Au-delà de la grève de 48 heures, le 18e plan prévoit la poursuite de la rétention des données sanitaires et sociales, des assemblées générales de mobilisation et du boycott des réunions de coordination et de supervision, ainsi que des activités extra-muros du Programme national de lutte contre la tuberculose.
Une évaluation du mouvement est prévue samedi 31 octobre, en vue de déterminer les prochaines étapes de la lutte. En attendant, And Gueusseum appelle le gouvernement à honorer ses engagements, condition qu’elle juge indispensable au rétablissement de la confiance et de la paix sociale.
