À Bambey, le gouvernement sénégalais a lancé un programme de cinq lots évalué à 45 milliards de francs CFA pour renforcer les capacités d’accueil pédagogiques de plusieurs universités. En parallèle, l’État promet plus de 10 000 lits et 7 000 places supplémentaires dans les restaurants universitaires d’ici à la fin de 2026.
Le chantier est à la mesure de la pression qui pèse sur les campus sénégalais. À Bambey, mardi 29 septembre, les ministres des Infrastructures, Déthié Fall, et de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Boubacar Camara, ont donné le coup d’envoi d’un programme de 45 milliards de francs CFA destiné à renforcer les infrastructures universitaires.
« Rien que pour ce programme qu’on lance aujourd’hui, ça porte sur 45 milliards de francs CFA et touche plus de six universités sur l’étendue du territoire national », a déclaré Déthié Fall lors de la cérémonie organisée à l’Université Alioune Diop de Bambey.
10 100 lits pour desserrer l’étau
Au-delà des bâtiments pédagogiques, c’est surtout la question de l’hébergement des étudiants qui se retrouve au cœur du dispositif. Le ministre des Infrastructures a annoncé un programme d’urgence visant à installer 10 100 lits dans les universités d’ici à la fin de l’année 2026.
Une première partie de cette promesse est déjà concrétisée. L’Université Amadou Makhtar Mbow de Diamniadio a réceptionné 2 100 lits le 29 août dernier, tandis que Bambey vient de bénéficier de 1 000 lits supplémentaires.
Le programme prévoit encore 1 000 lits pour chacune des universités de Ziguinchor, Fatick, Kaolack, Kaffrine, Tambacounda et Matam. S’y ajoutent les capacités prévues dans le cadre des contrats dits « Tett Contractor », avec notamment 6 000 lits destinés à six universités, ainsi que 2 000 lits pour les cités universitaires de Tambacounda et Matam.
Les restaurants universitaires entrent dans la course
L’effort ne s’arrête pas aux chambres. L’État prévoit également la livraison de sept restaurants universitaires totalisant 7 000 places avant la fin de l’année.
De nouveaux restaurants sont annoncés à Ziguinchor, Thiès, Kaffrine, Fatick, Matam, Tambacounda et Kaolack. À Bambey, la cérémonie de mardi a notamment marqué la livraison d’un restaurant de 1 000 places, en plus du pavillon de 1 000 lits et du centre médico-social.
Pour Déthié Fall, la prochaine bataille sera celle du respect des délais. Il a appelé les entreprises engagées dans les différents contrats avec l’État à « prendre toutes les dispositions nécessaires à temps », afin de garantir à la fois la livraison dans les délais et la qualité des ouvrages.
Bambey, laboratoire d’un chantier plus vaste
Le programme lancé à l’Université Alioune Diop ne se limite pas à l’hébergement. Constitué de cinq lots, il doit contribuer au renforcement des capacités d’accueil pédagogique de plusieurs établissements universitaires.
Le ministre des Infrastructures présente cette opération comme un élément d’un effort plus large visant à résorber progressivement les déficits en infrastructures universitaires à travers le pays.
À ses côtés, Boubacar Camara a salué les réalisations livrées à Bambey, tout en appelant les étudiants à préserver ces équipements. Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, chaque investissement consacré à l’amélioration des conditions de vie estudiantine participe à la formation des générations appelées à transformer le pays.
Mais le gouvernement reconnaît que le chantier prendra du temps. « Ce travail est un travail de longue haleine. Cela ne se fera pas en un jour », a souligné Boubacar Camara, promettant la poursuite progressive des investissements.
Avec 45 milliards de francs CFA pour les infrastructures pédagogiques, 10 100 lits et 7 000 places de restauration annoncés avant la fin de 2026, l’exécutif veut ainsi accélérer la mise à niveau des campus sénégalais. Reste désormais à transformer les annonces et les chantiers en capacités effectivement disponibles pour les étudiants.
