Des responsables de l’Unité de coordination des Maristes pour la sauvegarde de la Band’Aouzou » en conférence de presse, cet après-midi
Des habitants des Maristes ont organisé une mobilisation citoyenne pacifique ce samedi 6 décembre, sur le site de la Band’Aouzou. Une initiative portée par l’Unité de coordination des Maristes pour la sauvegarde de la Band’Aouzou », qui entend alerter l’opinion et les autorités sur ce qu’elle qualifie de « mise en péril de la dernière réserve foncière stratégique du quartier ».
Dans sa déclaration transmise sur place à la presse, le comité exécutif de ladite unité de coordination s’insurge contre le fait que ce quartier en pleine croissance est néanmoins sous-équipé. « Depuis plusieurs années, les Maristes connaissent une forte expansion urbaine et démographique. Malgré cette croissance, les infrastructures publiques essentielles demeurent largement insuffisantes : écoles, poste de santé, centre socioculturel, aires de jeux, état civil ou encore terrains de sport manquent toujours à l’appel », dénonce-t-il.
A l’en croire, le quartier souffre également d’un enclavement marqué, en raison d’un déficit chronique de voies d’accès adaptées.
La zone dite Band’Aouzou, dernier foncier disponible du secteur, est au cœur des tensions depuis plus de treize ans. Les populations s’opposent à son morcellement et à son attribution à des intérêts privés, qu’elles jugent « illégitime ».
Selon l’organisation locale, un décret datant du 1er juillet 2021 (décret n°2021-859) a pourtant classé cette zone d’utilité publique, notamment pour permettre la reconfiguration de l’échangeur de la Patte d’Oie et la construction d’un viaduc destiné à fluidifier le trafic dans cette zone à forte densité de circulation.
Parfum de “spéculation foncière” qui agace les habitants
Dans leur communiqué, les membres de l’Unité de Coordination dénoncent « l’attribution illégitime de vastes parcelles à des privilégiés », ainsi que la spéculation foncière et l’enrichissement illicite qui en découleraient. Selon eux, la privatisation de cet espace priverait les habitants de leurs droits fondamentaux à des équipements publics, pourtant jugés indispensables pour accompagner l’évolution du quartier.
D’où le rassemblement de cet après-midi qui vise, selon ses organisateurs, à faire entendre la voix des populations et à pousser les autorités à reconsidérer les affectations en cours. Ils affirment qu’ils resteront déterminés à défendre ce qu’ils considèrent comme « un patrimoine collectif indispensable au développement harmonieux des Maristes ».
