Le Monument de la Renaissance africaine accueillera, à partir du 23 octobre prochain, une exposition intitulée « Il était une fois, GAZA », une initiative artistique qui entend faire de l’art un espace de mémoire, de solidarité et de dialogue.
À travers des sculptures, peintures, dessins et installations, l’artiste Ousmane Dia porte un regard engagé sur les souffrances des populations civiles à Gaza, tout en inscrivant son travail dans une réflexion plus large sur les violences, l’esclavage, la colonisation et les injustices faites aux femmes.
Parmi les œuvres phares figure « À la mémoire des innocents », une installation composée de 36 sculptures, ainsi qu’un monumental « Mémorial africain sur l’esclavage et la colonisation », réalisé en acier sur plus de six mètres de hauteur. L’exposition présentera également une œuvre consacrée aux violences faites aux femmes et « Assise palestinienne », hommage à l’hospitalité du peuple palestinien.
Le projet revêt également une dimension internationale avec la participation de huit artistes palestiniennes et la présentation du documentaire « Qui vivra encore » du cinéaste suisse Nicolas Wadimoff.
Prévue pour durer trois mois, l’exposition bénéficie notamment du soutien du commissaire Pr Babacar Mbaye Diop, du Monument de la Renaissance et des représentations diplomatiques palestiniennes au Sénégal et en Suisse.
Au-delà de l’exposition, les initiateurs nourrissent une ambition plus durable : la création d’un Mémorial palestinien au Sénégal. Une manière, selon eux, de faire de l’art un outil de mémoire et de rappeler que, face aux drames humains, le silence ne doit jamais effacer les victimes de l’Histoire.
Adama KONE
