Le Premier ministre Ahmadou Alhaminou Lô a réaffirmé, mardi devant les députés de la quinzième législature, la continuité du cap fixé par le président de la République Bassirou Diomaye Faye, tout en revendiquant un changement de méthode dans la conduite de l’action gouvernementale. À travers sa Déclaration de politique générale (DPG), il a placé l’efficacité, la transparence, la responsabilité et la stabilité au cœur du redressement du pays.
« Le cap est fixé, la méthode est arrêtée, la mesure sera publique », a-t-il déclaré, résumant ainsi l’esprit de son intervention. Pour le chef du gouvernement, il ne s’agit plus seulement d’énoncer des ambitions, mais de les traduire en résultats concrets et vérifiables dans la vie quotidienne des Sénégalais.
Cette nouvelle méthode repose d’abord sur un suivi plus rigoureux de l’action publique. Ahmadou Alhaminou Lô a annoncé la tenue de réunions qu’il présidera personnellement pour examiner les résultats des audits, décrypter les engagements pris et procéder à une analyse causale des difficultés. Plusieurs dossiers urgents ont été cités, notamment la pêche illicite, Senelec, l’Hôpital principal de Dakar, la reconstruction de l’Hôpital Aristide Le Dantec, la société pharmaceutique Medis, la mévente du riz de la vallée, la SNHLM, le barrage de Sambangalou, l’orpaillage clandestin à Kédougou, Yakaar-Teranga et l’exploitation des phosphates.
Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité de restaurer la confiance à travers la transparence et la reddition des comptes. « Ce gouvernement ne demande pas à être jugé sur ses intentions, mais sur son efficacité et sur ses résultats », a-t-il martelé. Chaque ministre devra ainsi être lié par un contrat de performance, tandis que les projets seront évalués publiquement et que chaque franc dépensé devra produire un effet vérifiable.
Mais le redressement, selon lui, ne peut être l’affaire du seul gouvernement. Il a appelé les Sénégalais à davantage de « lucidité », de « pragmatisme » et d’« engagement », notamment à travers le civisme fiscal, la consommation locale, le volontariat et la mobilisation de la diaspora.
Autre axe majeur de son discours : la stabilité. Institutionnelle, macroéconomique et sociale, elle constitue, selon Ahmadou Alhaminou Lô, la condition indispensable à la réalisation des ambitions de la Vision Sénégal 2050. Il a tendu la main aux forces politiques représentées à l’Assemblée nationale, appelant à un environnement parlementaire « constructif ».
Pour le Premier ministre, le Sénégal doit désormais avancer avec méthode, dans la discipline et la durée. La finalité reste inchangée : faire de la Vision 2050 « un État exemplaire, une économie productive et une prospérité partagée », avec une attention particulière aux populations les plus vulnérables.
Bilkissa
