Supercalculateur national, datacenter, plateformes numériques mutualisées, réseau de recherche… La Cyber Infrastructure Nationale pour l’Enseignement supérieur, la Recherche et l’Innovation (CINERI) est aujourd’hui au cœur de la stratégie de transformation numérique du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) du Sénégal.
Dans une vidéo publiée mardi par la cellule de communication du ministère, le directeur général de la CINERI, le Pr Ousmane Thiaré, a présenté les missions de cette structure créée par décret en septembre 2021 pour moderniser la gouvernance de l’enseignement supérieur et renforcer les capacités nationales en matière de recherche et d’innovation.
Selon lui, la naissance de la CINERI est l’aboutissement des Concertations nationales sur l’avenir de l’enseignement supérieur (CNAES) de 2013, qui avaient fait des technologies de l’information un pilier de la réforme du secteur. Ces orientations ont notamment permis l’interconnexion des universités publiques et la mise en place du Système intégré de gouvernance de l’enseignement supérieur et de la recherche (SIGESR), un outil destiné à centraliser les données et à faciliter la prise de décision.
La CINERI assure aujourd’hui l’exploitation du supercalculateur national, la gestion du datacenter du MESRI, l’administration du Réseau national d’éducation et de recherche (SnRER) ainsi que l’hébergement des plateformes numériques développées pour les universités et les différentes structures du ministère.
Dotée du statut d’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), la CINERI ambitionne également de développer des solutions technologiques au bénéfice des secteurs public et privé, souligne son directeur général.

Bilkissa
