Les Forces de défense et de sécurité (FDS) de la région de Tambacounda prennent part, les 2 et 3 juillet, à un atelier de renforcement des capacités organisé dans le cadre du projet Sen Resilience II. Cette session de formation est axée sur les droits humains et la sociologie afin d’améliorer les compétences des agents dans leurs relations avec les populations et dans la gestion des défis sécuritaires.
L’atelier vise à actualiser les connaissances des participants en matière de médiation, de prévention des conflits et de maîtrise du cadre juridique régissant leurs interventions. Il s’inscrit dans une démarche de professionnalisation des FDS face à un environnement sécuritaire de plus en plus complexe.
Selon la chargée de projet, Woly Lo, cette activité, financée par l’Union européenne et la Fondation Konrad Adenauer, fait suite à une première phase consacrée au dialogue et à la sensibilisation des Forces de défense et de sécurité. Elle intervient dans un contexte marqué par l’instabilité persistante à la frontière entre le Sénégal et le Mali, mais également par l’apparition de nouveaux enjeux liés au numérique.
Présidant la cérémonie d’ouverture, l’adjointe au gouverneur de Tambacounda chargée du Développement, Diarryatou Ndiaye, a insisté sur les défis particuliers auxquels est confrontée la région. Frontalière avec quatre pays, Tambacounda demeure exposée à de multiples menaces, notamment le trafic de drogue, le terrorisme, l’extrémisme violent, les conflits communautaires, la circulation illicite des armes, la cybercriminalité et la désinformation.
« Ces nouveaux défis imposent aux institutions chargées de la sécurité une adaptation permanente », a-t-elle déclaré, invitant les participants à mettre pleinement à profit cette formation afin de renforcer leurs capacités opérationnelles et de contribuer à une meilleure protection des populations et du territoire.
Le projet Sen Resilience II entend ainsi promouvoir une approche de la sécurité fondée sur le respect des droits humains, le dialogue avec les communautés et le renforcement de la résilience des territoires face aux menaces émergentes.
Adama KONE
