Cinquante ans après son implantation au Sénégal, SOS Villages d’Enfants peut compter sur un engagement renouvelé de l’État. Présidant, au nom du chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, la journée portes ouvertes marquant le cinquantenaire de l’organisation, placée sous le thème « 50 ans de liens et d’impacts », le ministre secrétaire général de la Présidence de la République, Oumar Samba Ba, a annoncé une série d’orientations fortes pour consolider l’action en faveur des enfants et des familles vulnérables.
Un « pacte du cinquantenaire » pour renforcer les appuis
« Il est fondamental de sceller à partir de ce jour le pacte du cinquantenaire », a déclaré Oumar Samba Ba. Ce pacte doit notamment se traduire par un renforcement « significatif » des appuis, subventions et autres ressources destinés à SOS Villages d’Enfants.
L’État, les collectivités, les entités publiques, mais aussi les entreprises privées et les bonnes volontés sont appelés à maintenir des « efforts soutenus et continus » afin de permettre à l’organisation de poursuivre ses programmes en faveur des enfants en difficulté.
Le représentant du chef de l’État a également insisté sur plusieurs défis. Il s’agit notamment d’élargir les actions de préparation et d’insertion socio-économique des jeunes vulnérables, mais aussi de renforcer le plaidoyer contre les nouveaux fléaux liés aux réseaux sociaux, à la drogue, à la délinquance et aux violences. La réflexion autour d’une législation portant sur le Code de l’enfant pourrait, selon lui, permettre d’avancer sur ces questions.
Autre urgence soulevée : la modernisation des infrastructures. « Au regard de l’âge des infrastructures, des enjeux de sécurité et du confort requis », Oumar Samba Ba a appelé à la modernisation des constructions et installations ainsi qu’à la « sécurisation foncière » des sites abritant les Villages SOS.
« La finalité de la République, c’est l’humain »
Dans son intervention, le ministre a placé la famille au cœur de la vision sociale de l’État. « Le Sénégal est une République laïque, démocratique, mais c’est surtout une République sociale », a-t-il rappelé, citant l’article premier de la Constitution.
« La finalité de la République du Sénégal, ce n’est pas l’économie, c’est le social, c’est l’humain. C’est l’homme, c’est la femme, c’est l’enfant, c’est la famille », a-t-il martelé.
Il a également rappelé l’article 17 de la Constitution selon lequel « la famille constitue la base naturelle et morale de la communauté humaine » et « elle est placée sous la protection de l’État ». À ses yeux, les résultats obtenus par SOS Villages d’Enfants dans la santé, l’éducation et le développement communautaire confortent sa place dans les politiques nationales de solidarité et de protection sociale.
Senghor, Maïmouna Kane et Tamar Touré honorés
Cette célébration a aussi été l’occasion pour Oumar Samba Ba de rendre hommage aux personnalités ayant marqué l’histoire de l’organisation. Il a salué notamment le président Léopold Sédar Senghor, qui avait accompagné l’initiative d’Hermann Gmeiner, fondateur de SOS Villages d’Enfants.
Il a également cité « d’autres illustres serviteurs du Sénégal et des Villages d’Enfants SOS », parmi lesquels Maïmouna Kane et Tamar Touré, anciennes présidentes du Conseil d’administration, ainsi que les nombreuses bonnes volontés ayant contribué au rayonnement de l’organisation.
Reconnu d’utilité publique depuis 1987, SOS Villages d’Enfants Sénégal est ainsi présenté comme un acteur majeur de la construction de la « République sociale ». « Vous pouvez compter sur le soutien déterminant du Chef de l’État et du Gouvernement », a assuré le ministre, avant de déclarer officiellement ouvertes les journées du cinquantenaire.
