Au Sénégal, le gouvernement durcit le ton sur la question de la transparence financière des organisations syndicales. À travers un rappel ferme, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme du service public, Olivier Boucal, a adressé une circulaire aux secrétaires généraux des centrales et syndicats de travailleurs, leur rappelant l’obligation légale de transmettre chaque année leurs rapports financiers ainsi que leurs statistiques d’effectifs.
Dans le viseur des autorités figure notamment la transmission des rapports annuels aux instances compétentes. Conformément à la loi n° 97-17 du 1er décembre 1997 portant Code du Travail, les syndicats sont tenus, au cours du premier semestre suivant la clôture de chaque exercice, de communiquer au ministre en charge du Travail et au Procureur de la République des informations détaillées sur leurs effectifs, les cotisations perçues et leur situation financière, incluant le bilan annuel. Cette obligation concerne également les unions syndicales, les fédérations et les centrales.
Le ministre déplore que plusieurs organisations syndicales ne se soient pas conformées à cette exigence depuis plusieurs années, alors même que certaines d’entre elles bénéficient de subventions publiques.
Dans sa lettre circulaire, il invite en conséquence l’ensemble des structures concernées à prendre les dispositions nécessaires afin de transmettre leur rapport annuel 2025 dans les délais prescrits. Il souligne que le respect de cette obligation constitue un levier essentiel pour renforcer la transparence et consolider la confiance entre l’État et les organisations syndicales.
