Le projet « Résilience et reforestation intensive pour la sauvegarde des territoires et des écosystèmes au Sénégal » (RIPOSTES) a examiné, mercredi à Dakar, ses performances de 2025 et ses orientations budgétaires pour 2026, à l’occasion de la cinquième réunion de son comité de pilotage (COPIL).
Comme le rapporte l’Agence de presse sénégalaise (APS), la rencontre a réuni les partenaires du projet, dont l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), des structures publiques sénégalaises relevant du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, ainsi que l’Agence sénégalaise de la reforestation et de la Grande Muraille verte.
Selon le secrétaire général du ministère, Fodé Fall, cette session vise à « prioriser les interventions, valider la programmation budgétaire et le plan de travail 2026 », dans un contexte marqué par l’extension du projet. Il a souligné que l’évaluation à mi-parcours réalisée en 2024 a fait ressortir des résultats globalement satisfaisants, tout en appelant à une révision de certains objectifs liés à la restauration des terres.
Des avancées à consolider et des défis à surmonter
Doté d’un financement de six millions d’euros, dont 4,9 millions de l’Union européenne et 1,1 million du Fonds pour l’environnement mondial, le projet est mis en œuvre depuis 2022 dans les régions de Louga, Matam, Fatick et Kaffrine.
Le représentant de la FAO, Makhfousse Sarr, a salué les avancées enregistrées, notamment en matière de restauration des terres dégradées, de gouvernance foncière et de développement des chaînes de valeur forestières. Il a toutefois insisté sur la nécessité de renforcer la coordination des actions et l’articulation avec les initiatives liées à la lutte contre la désertification, en particulier la Grande Muraille verte.
Le coordonnateur national, Ibra Sounkarou Ndiaye, a rappelé que le projet repose sur trois axes : la gouvernance des ressources naturelles, la gestion durable des terres et la valorisation des produits forestiers. Il s’est dit confiant quant à l’atteinte des objectifs, axés notamment sur l’amélioration des moyens d’existence, la productivité des terres et la séquestration du carbone.
Le représentant de l’Union européenne a, pour sa part, mis en avant la portée stratégique du projet, tout en appelant à des efforts accrus pour mobiliser les ressources et assurer la durabilité des acquis au profit des populations bénéficiaires.
