Malgré un contexte international marqué par des tensions géopolitiques et la flambée des prix mondiaux de l’énergie, l’économie sénégalaise a affiché une solide résilience au cours du premier trimestre 2026.
Le rapport trimestriel d’exécution budgétaire publié par le Ministère de l’Économie, des Finances et du Plan met en lumière une mobilisation accrue des ressources et une gestion maîtrisée des dépenses publiques.
Des recettes en forte progression

Les recettes du budget général ont atteint 1 149,7 milliards de FCFA à fin mars 2026, soit une hausse de +11,9 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cette performance traduit les efforts continus de mobilisation des ressources fiscales et douanières, renforçant la capacité de l’État à financer ses priorités.
Des dépenses orientées vers les secteurs stratégiques

Les dépenses totales se sont élevées à 1 482,7 milliards de FCFA, principalement dirigées vers :
• Agriculture : amélioration de la productivité et valorisation des produits agricoles
•Infrastructures routières : développement et entretien du réseau national
• Education et santé : financement des services essentiels aux citoyens
• Protection sociale : soutien aux ménages face à la hausse des prix de l’énergie
• Sécurité publique : modernisation des équipements
Un déficit contenu

Le déficit budgétaire s’établit à 333 milliards de FCFA à fin mars 2026.
Selon le rapport, ce niveau reflète une gestion prudente des dépenses publiques et une performance notable dans le recouvrement des recettes, matérialisant la volonté du gouvernement de préserver les grands équilibres macroéconomiques.
Les priorités des citoyens au cœur de l’action publique

Les ressources mobilisées ont été majoritairement investies dans les secteurs jugés prioritaires par les Sénégalais : éducation, santé, agriculture, protection sociale, infrastructures et soutien au secteur de l’énergie.
Une dynamique de réforme poursuivie
Le rapport souligne également la mise en œuvre du Plan de Redressement économique et social (PRES), qui continue de produire des résultats encourageants en matière de mobilisation des recettes et de financement du développement, malgré les incertitudes internationales.
Adama KONE
