Le ministère des Transports terrestres engage une réforme en profondeur du système d’octroi du permis de conduire. L’annonce a été faite mercredi à Thiès par le chef de la Division de la formation et de l’examen du permis de conduire, en marge des « 72 heures de la prévention routière ».
Face aux acteurs du secteur, notamment les moniteurs d’auto-écoles et les organisations engagées dans la lutte contre l’insécurité routière, El Hadj Momo Diop a dressé un constat sans détour : « La note n’est pas bonne ». En ligne de mire, l’exercice illégal de la profession de moniteur par des personnes ne disposant ni des catégories requises ni de la formation adéquate.
Des textes en cours de finalisation
Selon lui, des textes réglementaires sont en cours de finalisation pour encadrer plus strictement l’activité des moniteurs. L’objectif étant de mettre fin aux pratiques irrégulières qui fragilisent la qualité de la formation et contribuent à l’insécurité routière.
« Quelqu’un qui n’a pas les catégories requises et qui se permet d’enseigner la conduite automobile, cela reste un problème », a-t-il insisté, annonçant des mesures pour mieux contrôler l’accès à la profession.
Recensement national des auto-écoles
Dans le cadre de ce projet d’assainissement, un recensement national des auto-écoles a été lancé. Cette opération vise à identifier les structures en règle et à écarter celles qui ne respectent pas les normes en vigueur.
« Quand on recense, celui qui n’est pas régulier ne va pas se déclarer », a reconnu le responsable, laissant entendre que des mécanismes de vérification seront mis en place pour éviter les contournements.
Vers une professionnalisation accrue
Pour Pape Malik Sané, président national du Syndicat des auto-écoles du Sénégal, l’initiative va dans le bon sens. Il estime que la qualité de la formation constitue la clé d’une meilleure sécurité routière. « C’est la formation qui est la base de tout », a-t-il rappelé, plaidant pour un encadrement plus rigoureux des moniteurs.
La Direction des transports terrestres et les professionnels du secteur envisagent d’organiser régulièrement des sessions de formation continue afin de renforcer les compétences des encadreurs.
À travers cette réforme, les autorités affichent leur volonté de professionnaliser le secteur des auto-écoles et d’améliorer durablement la sécurité sur les routes. Reste à voir comment ces mesures seront appliquées sur le terrain et si elles permettront de restaurer la confiance autour du permis de conduire.
