Environ 85 % des recherches en santé concernant l’Afrique sont réalisées en dehors du continent et majoritairement dirigées par des non-Africains, a indiqué mardi le chercheur senior à l’IRESSEF, Dr Moussa Sarr, appelant à un renforcement du financement domestique de la recherche en Afrique.
S’exprimant lors d’une rencontre avec des journalistes du REMAPSEN, il a estimé que les priorités africaines en matière de santé sont souvent reléguées au second plan en raison des agendas imposés par les bailleurs internationaux.
Il a également déploré la baisse des financements internationaux, soulignant que près de 50 % des fonds de recherche en santé auraient disparu avec l’avènement du gouvernement Trump.
De son côté, Dr Coumba Touré Kane, enseignante-chercheure à l’UCAD, a rappelé l’engagement des pays de l’Union africaine à consacrer 1 % de leur PIB à la recherche, regrettant que très peu d’États aient atteint cet objectif.
Elle a plaidé pour un renforcement des financements publics, des partenariats public-privé et du mécénat afin de soutenir davantage la recherche scientifique en Afrique.
