Près de 80 % des personnes vivant dans la pauvreté multidimensionnelle dans le monde sont exposées aux aléas climatiques, selon le rapport 2025 sur l’indice mondial de pauvreté multidimensionnelle publié par le PNUD et l’Initiative Oxford Pauvreté et Développement Humain (OPHI).
En Afrique subsaharienne, région déjà fragilisée par des déficits structurels en matière de santé, d’éducation et de conditions de vie, cette convergence entre pauvreté et crise climatique atteint un niveau critique.
Sur les 1,1 milliard de personnes vivant dans une pauvreté multidimensionnelle à l’échelle mondiale, 887 millions sont directement exposées à des phénomènes climatiques tels que les chaleurs extrêmes, les inondations, la sécheresse ou la pollution de l’air.
L’Afrique subsaharienne concentre à elle seule 344 millions de ces personnes, faisant de la région l’un des principaux foyers mondiaux de vulnérabilité, souligne le document parcouru, ce mardi, par la rédaction d’afriquenvie.com.
Le rapport met en évidence une réalité alarmante, celle indiquant que la pauvreté y est rarement liée à un seul facteur. Une majorité des populations concernées subissent simultanément plusieurs aléas climatiques, aggravant des conditions de vie déjà précaires.
À l’échelle mondiale, 651 millions de personnes pauvres sont exposées à au moins deux risques climatiques, tandis que 309 millions en subissent trois ou quatre à la fois, révèle l’étude.
En Afrique subsaharienne, ces chocs répétés touchent des populations disposant de peu de ressources, d’infrastructures limitées et d’un accès restreint aux systèmes de protection sociale.
Les chaleurs extrêmes et la pollution de l’air figurent parmi les menaces les plus répandues, mais la région reste également fortement exposée aux sécheresses et aux inondations, qui compromettent la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance.
Selon le PNUD, les pays où la pauvreté multidimensionnelle est aujourd’hui la plus élevée devraient aussi connaître les plus fortes hausses de température d’ici la fin du siècle.
Pour finir, le rapport appelle à une action internationale renforcée. Il plaide pour des politiques de réduction de la pauvreté intégrant pleinement l’adaptation au changement climatique, afin d’éviter que l’Afrique subsaharienne ne demeure piégée dans un cycle de vulnérabilités cumulées.
