Prouesse médicale réalisée à Dakar. Pour la première fois, l’hôpital Principal a posé une valve aortique. Une opération menée pour une patiente de plus de 80 ans qui se porte bien. Une intervention onéreuse puisque la bioprothèse coûte 10 millions de F Cfa.
La patiente Soukeyna Guèye a droit aux petits soins de toute l’équipe médicale du service de cardiologie de la dite structure sanitaire qui s’est mobilisée pour prendre soin d’elle. Elle a eu droit à une implantation percutanée de valves aortiques après des années de lutte contre la maladie. « Au début, je me fatiguais vite, alors je suis allée à l’hôpital pour voir ce qu’il se passe. Après un examen, on m’a dit que c’est le coeur qui est faible. Ce qui fait que je ressentais une fatigue au quotidien et le stress de se faire opérer », témoigne-t-elle.
Cette patiente âgée de plus de 80 ans garde le sourire et surtout l’espoir accompagné au quotidien par sa fille. Le coût de l’intervention est évaluée à 28 millions de francs CFA et difficile de prendre soin de quelqu’un avec un coeur affaibli.
Au cours de l’intervention, la patiente était endormie pour démarrer l’implantation percutanée de la valve aortique. Il s’agit d’une petite couronne appelée bioprothèse qui coûte 10 millions de francs CFA et va remplacer la valve aortique sténosée. Après une heure d’intervention, la valve est enfin placée.
Tout le processus est dirigé d’une main de maître par des Sénégalais. « Nous avions une dame de 84 ans qui avait une entomie qui n’était pas favorable. Nous avions quelques craintes par rapport au succès de la procédure. Cependant, avec toute la préparation que nous avons faite, (2:22) cela nous a permis de réaliser cette prouesse sans aucune complication. Une nouvelle vie s’annonce pour maman Soukeyna Guèye », dit le médecin-colonel Mouhamed Cherif Diop, chef de service cardiologie de l’hôpital Principal de Dakar.
Et de poursuivre: »Les médicaments qu’elle prenait par rapport à son essoufflement, on pourra éventuellement les arrêter. Cependant, on va lui donner quand même un traitement anti-agrégant plaquetteur qui va éviter que la valve tombe ».
Une expérience réussie pour le médecin-colonel Mouhamed Cherif Diop et toute l’équipe qui a déjà d’autres patients sur liste d’attente. « Je pense qu’au mois de janvier ou février, on va procéder à deux ou trois autres implantations. Mais quand même, l’exploration pré-procedurale prend du temps. Il y a des scanners, des coronagraphes et beaucoup d’examens à faire pour bien sélectionner le patient avant de pouvoir réaliser l’intervention. C’est l’intervention qu’on commence aujourd’hui mais qui va continuer sûrement », fait-il savoir.
Ainsi l’implantation percutanée de valves aortiques devient ainsi une intervention officiellement lancée au Sénégal grâce à l’équipe de cardiologues de l’hôpital principal de Dakar.
