Le Sénégal accueille, ce lundi 20 avril jusqu’à mardi 21 à Diamniadio, la dixième édition du Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique, dans un contexte régional profondément bouleversé. La rencontre, présidée par le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, intervient alors que le paysage sécuritaire africain est marqué par la dissolution du G5 Sahel, le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la Cédéao, et la progression du jihadisme vers les pays côtiers du golfe de Guinée.
Durant deux jours, une centaine d’experts, responsables d’organisations régionales, militaires de haut rang, chercheurs, juristes et partenaires internationaux échangent sur les défis sécuritaires du continent. Parmi eux figurent notamment des représentants de la Cédéao, de l’Alliance des États du Sahel (AES), ainsi que des émissaires américains et allemands.
Les discussions portent sur des enjeux sensibles, à commencer par le contrôle des ressources naturelles. L’Afrique, qui concentre environ 30 % des terres rares, est au cœur de nouvelles rivalités géopolitiques liées à la transition énergétique.
Des pays comme la RDC, riche en cobalt, illustrent ces tensions. Les experts insistent sur la nécessité pour les États africains de mieux encadrer l’exploitation de ces ressources afin d’éviter la « malédiction des ressources » et garantir des retombées aux populations locales.
Les travaux abordent également les transitions politiques, la cybersécurité et la réorganisation des dispositifs de sécurité régionaux. La clôture du forum est prévue mardi en fin d’après-midi.
