Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé l’engagement de l’État à promouvoir et protéger les droits de l’homme au Sénégal, à l’occasion de la réception des rapports d’activités 2023, 2024 et 2025 de la Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH).
Recevant vendredi au Palais de la République une délégation conduite par la présidente de la CNDH, Amsatou Sow Sidibé, le chef de l’État a salué la qualité des rapports présentés, les qualifiant d’« instruments précieux de transparence » permettant d’évaluer les progrès, les défis et les perspectives en matière de droits humains.

Le président de la République a réitéré la volonté de son gouvernement de renforcer les capacités de la CNDH afin qu’elle puisse pleinement accomplir son mandat. Il a notamment annoncé la poursuite des mesures destinées à améliorer ses moyens de fonctionnement, ses conditions d’installation et à accélérer sa réaccréditation au statut international « A », à travers un processus de désignation des commissaires fondé sur des principes d’ouverture, de transparence et d’inclusion.
Le chef de l’État a également marqué son soutien à l’institutionnalisation du Prix national des Droits de l’Homme, estimant que cette distinction contribue à promouvoir les valeurs de justice, d’égalité et de dignité humaine. Il a instruit les ministères compétents d’accompagner cette initiative et d’examiner la possibilité de placer l’édition 2026, consacrée aux droits des personnes handicapées, sous son Haut Patronage.
Abordant les recommandations formulées par la Commission, Bassirou Diomaye Faye a annoncé que les décrets d’application de la loi d’orientation sur les personnes handicapées feront l’objet d’un examen, tout comme la relance du processus d’adoption du Code de l’enfant dans une démarche participative.

S’agissant de la politique pénitentiaire, le président a rappelé qu’un vaste programme est engagé pour améliorer les conditions de détention et humaniser davantage les établissements carcéraux. Il a réaffirmé le principe selon lequel « la liberté reste le principe et la détention l’exception ».
Inscrivant ces engagements dans la mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, le chef de l’État a assuré que les recommandations de la CNDH recevront toute l’attention nécessaire afin de consolider un État de droit « plus fort, plus juste et plus protecteur des droits et libertés de chaque citoyenne et de chaque citoyen ».
Bilkissa
