L’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC) serre la vis. Dans un communiqué publié vendredi, l’institution accorde un dernier délai, fixé au 31 juillet 2026, aux personnes soumises à l’obligation de déclaration de patrimoine pour déposer ou mettre à jour leur dossier, conformément à la loi n° 2025-13 du 3 septembre 2025 et à son décret d’application.
L’OFNAC prévient qu’au-delà de cette échéance, les déclarants défaillants seront inscrits sur une liste qui sera rendue publique. Ils s’exposeront également aux sanctions pénales, administratives et financières prévues par les articles 5 et 16 de la loi.
Le dossier de déclaration doit comprendre un formulaire dûment rempli, paraphé et signé, accompagné des pièces justificatives requises et, si nécessaire, d’une note explicative. Les documents peuvent être déposés au siège de l’OFNAC ou envoyés par courrier sous pli portant la mention « Confidentiel ». Le formulaire ainsi que le guide du déclarant sont également disponibles auprès de l’institution et sur son site internet.

Cette mise en garde intervient dans un contexte de faible conformité. Récemment, le président de l’OFNAC, Moustapha Ka, révélait que seules 558 déclarations avaient été enregistrées sur 1 594 personnes assujetties, soit un peu plus d’un tiers des concernés.
Il avait également déploré que huit ministères et institutions de l’ancien gouvernement, dissous le 22 mai 2026, n’aient toujours pas transmis leurs listes nominatives, compliquant l’identification des personnes tenues de satisfaire à cette obligation.
À travers cet ultimatum, l’OFNAC entend accélérer l’application de la réforme sur la déclaration de patrimoine, présentée comme un instrument essentiel de prévention de la corruption et de renforcement de la transparence dans la gestion des affaires publiques.
Moussa FALL
