L’économie sénégalaise a enregistré une croissance de 1,2 % au premier trimestre 2026 par rapport au trimestre précédent, selon les comptes nationaux trimestriels publiés par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). Cette progression est principalement soutenue par le dynamisme du secteur des services, dans un contexte marqué par un recul de l’investissement et un ralentissement des échanges extérieurs.
L’ANSD indique que la valeur ajoutée du secteur tertiaire a progressé de 3,6 %, grâce notamment aux activités d’information et de communication, en hausse de 20,4 %. Cette performance a permis de compenser les contre-performances des secteurs secondaire et primaire.
Le secteur secondaire s’est contracté de 1,1 %, sous l’effet du repli de la construction (-7,2 %), du raffinage (-6,0 %) et des industries agroalimentaires (-2,9 %). Le secteur primaire a, pour sa part, reculé de 0,3 %, en raison notamment de la baisse des activités de pêche (-6,9 %), malgré une légère progression de l’élevage (+0,8 %).
En glissement annuel, le PIB réel affiche toutefois une hausse de 5,8 % par rapport au premier trimestre 2025. Cette évolution est principalement portée par le secteur secondaire (+8,6 %), grâce aux activités extractives (+20,4 %) et à la production d’hydrocarbures (+21,1 %), qui continuent de soutenir la croissance.
Du côté de la demande, la consommation finale a progressé de 4,9 %, tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF) a reculé de 11,8 %, sous l’effet de la baisse des investissements publics (-22,3 %) et privés (-10,8 %).
Les échanges extérieurs ont également ralenti, avec une baisse de 8,6 % des importations et de 16,4 % des exportations par rapport au quatrième trimestre 2025. Le déficit de la balance des biens et services s’est ainsi creusé, passant de 494,6 à 563,1 milliards de FCFA. Selon l’ANSD, le PIB nominal s’est établi à 5 227,6 milliards de FCFA à la fin du premier trimestre 2026.
