Le Conseil constitutionnel du Sénégal a un nouveau président. Le magistrat Ousmane Diagne a officiellement pris ses fonctions ce mardi 11 août 2026, à l’issue de sa prestation de serment devant les membres de la haute juridiction.
Il succède à feu Mamadou Badio Camara, décédé en juillet dernier. La cérémonie a été l’occasion de rendre hommage à la mémoire de l’ancien président du Conseil constitutionnel, tout en marquant l’ouverture d’une nouvelle étape pour l’institution.
Devant ses pairs et les personnalités présentes, Ousmane Diagne a placé son action sous le signe de la fidélité aux principes constitutionnels et de l’indépendance de la justice.
« La loyauté sera le principe directeur de mon action. Loyauté à la Constitution. Loyauté à l’État de droit et loyauté au principe de l’indépendance du juge constitutionnel », a-t-il déclaré.
Une longue carrière au service de la justice
La nomination d’Ousmane Diagne intervient au terme d’un parcours de plus de trois décennies dans la magistrature. Le nouveau président du Conseil constitutionnel a occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de l’appareil judiciaire sénégalais.
Doyen des juges d’instruction, procureur de la République, avocat général à la Cour suprême puis procureur général près cette même juridiction, il a également dirigé le ministère de la Justice en qualité de Garde des Sceaux.
Cette riche expérience judiciaire constitue un atout pour celui qui prend désormais les commandes d’une institution au cœur de l’architecture républicaine.
Une mission placée sous le signe de l’indépendance
À la tête du Conseil constitutionnel, Ousmane Diagne devra notamment veiller au respect de la Constitution et contribuer, par les décisions de la haute juridiction, à la consolidation de l’État de droit.
Son installation intervient dans une période où les institutions sénégalaises sont appelées à renforcer davantage la confiance des citoyens dans la justice et les mécanismes de contrôle constitutionnel.
Avec cette prestation de serment, Ousmane Diagne ouvre officiellement une nouvelle page de son parcours judiciaire. Une mission qu’il entend mener avec un principe clairement affiché : la loyauté à la Constitution, à l’État de droit et à l’indépendance du juge constitutionnel.
Adama KONE
