Le Conseil judiciaire de la CEDEAO a réitéré son engagement en faveur du renforcement de la justice, de l’État de droit et de la promotion des droits de l’homme en Afrique de l’Ouest, à l’occasion de sa réunion tenue du 23 au 24 avril dernier à Freetown.
Présidée par le juge Komba Kamanda, également président de la Cour suprême de la Sierra Leone, la rencontre a permis d’évaluer les progrès et défis du Conseil, tout en renforçant la coopération entre les juridictions des États membres. Les discussions ont notamment porté sur les réformes procédurales visant à consolider la pertinence de la Cour de justice de la Communauté face à des enjeux croissants tels que la criminalité transnationale, la traite des êtres humains ou encore la gouvernance constitutionnelle.
La session a également été marquée par l’audition de quatorze candidats issus de plusieurs pays de la région, en vue du renouvellement partiel des juges de la Cour pour le mandat 2026-2030. Cinq candidats ont été retenus pour remplacer les juges sortants.
Intervenant à l’ouverture, le vice-président sierra-léonais, Mohamed Juldeh Jalloh, a insisté sur l’importance de la crédibilité judiciaire comme socle de la paix, de la gouvernance démocratique et du développement économique régional.
Au nom du président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray, le commissaire Habibu Yaya Bappah a salué le rôle déterminant du Conseil dans le renforcement de l’indépendance et de la crédibilité de la Cour de justice.
Les autorités sierra-léonaises ont, pour leur part, plaidé pour une harmonisation des procédures judiciaires et un renforcement de la coopération transfrontalière, afin de mieux répondre aux défis juridiques communs dans la région.
