Balingore accueillera les 19 et 20 juin prochains la première édition du Festival Foumangaffe, une initiative ambitieuse qui entend faire de la mangue un véritable levier de développement économique, social et culturel en Casamance. Au-delà de la célébration d’un fruit emblématique, l’événement se veut un cadre de réflexion et d’action pour relever les défis qui freinent encore l’essor d’une filière à fort potentiel.
Portée par la Société coopérative Fouleor de Balingore, la Coopérative agricole pour le développement de Djinaky et la diaspora casamançaise d’Europe, en partenariat avec la commune de Balingore, cette première édition est placée sous le thème : « Promouvoir la mangue de Casamance et d’origine Sénégal sur les marchés nationaux et internationaux ».
La rencontre intervient dans un contexte où la Casamance demeure le principal bassin de production de mangues du Sénégal, avec plus de la moitié de la production nationale estimée entre 125 000 et 130 000 tonnes par an. Une abondance qui contraste pourtant avec les difficultés rencontrées par les producteurs et les transformateurs.
Pendant deux jours, annonce un communiqué transmis à la presse, mercredi, panels scientifiques, conférences, tables rondes, expositions et ateliers techniques réuniront autorités publiques, chercheurs, investisseurs, agro-industriels, coopératives agricoles, PME et acteurs de la diaspora autour des enjeux stratégiques de la filière.
Les débats porteront notamment sur les opportunités d’investissement, le renforcement de la transformation locale, l’amélioration des circuits de commercialisation et les perspectives d’exportation. Les participants se pencheront également sur les obstacles qui limitent la pleine valorisation de la mangue sénégalaise : pertes post-récolte importantes, insuffisance d’infrastructures de conservation, attaques récurrentes de la mouche des fruits et difficultés d’accès aux marchés.
Les ateliers pratiques permettront, quant à eux, de renforcer les capacités des producteurs sur les techniques de gestion durable des vergers, la récolte écologique, la conservation et la transformation des fruits ainsi que le respect des normes de qualité exigées à l’export, ajoute le texte.
Pour les organisateurs, le Festival Foumangaffe ambitionne surtout de démontrer que la mangue ne doit plus être perçue uniquement comme un fruit de consommation saisonnière. Transformée en jus, mangue séchée, poudre, confiture, chips ou même en produits cosmétiques, elle représente un gisement de valeur ajoutée encore largement sous-exploité.
Ainsi, cette première édition entend ouvrir la voie à une filière plus compétitive, créatrice d’emplois et davantage intégrée aux objectifs de transformation économique du Sénégal à l’horizon 2050.
