L’Alliance des syndicats autonomes de la santé (ASAS) And Gueusseum va poursuivre son bras de fer avec le Gouvernement. Après une pause observée à l’occasion du Gamou, l’organisation syndicale annonce un 14ᵉ plan d’actions, marqué par une grève nationale de 48 heures, les jeudi 3 et vendredi 4 septembre 2026, sans observance des urgences ni du service minimum. Cette nouvelle étape intervient après une mobilisation que l’Alliance qualifie d’« historique ».
Selon le Directoire national, la journée de grève du vendredi 14 août, inscrite dans le 13ᵉ plan d’actions, a enregistré des taux de participation compris entre 90 et 100 %. And Gueusseum estime que ces niveaux traduisent la détermination de ses militants et sympathisants face aux « ponctions sur les salaires », à l’inaction du Gouvernement et à ce qu’elle considère comme un manque de considération à l’égard de l’Alliance.
Le service minimum au cœur du bras de fer
Pour le syndicat, le choix de ne plus assurer les urgences et le service minimum constitue désormais une rupture avec une pratique longtemps observée dans le secteur. And Gueusseum soutient que les travailleurs avaient, pendant des décennies, désigné des agents pour garantir la continuité des soins « par souci humanitaire », alors que cette responsabilité relève, selon elle, des autorités sanitaires.
L’Alliance reproche toutefois aux pouvoirs publics d’avoir progressivement considéré cette pratique comme un droit acquis, avant de procéder à des retenues sur les salaires des grévistes. C’est dans ce contexte qu’elle justifie le recours aux grèves « sans observance des urgences et du service minimum ».
La rétention des données se poursuit
Au-delà de la grève, le 14ᵉ plan prévoit la poursuite de la rétention des données sanitaires et sociales, une mesure que l’Alliance affirme maintenir en raison de l’absence de règlement du passif social. Elle estime que cette situation pourrait avoir des conséquences importantes sur les populations, le système de santé et, plus largement, sur l’État.
Face à l’impasse persistante, le Directoire national interpelle directement le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, présenté comme la « clé de voûte des institutions », afin qu’une solution soit trouvée à ce conflit social devenu chronique.
En attendant, And Gueusseum appelle ses militants et sympathisants à rester « mobilisés, unis et déterminés » jusqu’à la satisfaction de ses revendications, tout en saluant la résilience de ceux qui expérimentent pour la première fois cette forme de lutte.
